Alzheimer : Le stress mis en cause

Une étude sur Alzheimer menée pendant 35 ans

Des scientifiques suédois de l’université de Göteborg ont mené des recherches visant à identifier le lien de corrélation entre le stress et les affections psychiatriques et neurologiques, telles que la maladie d’Alzheimer.

Ces travaux de grande envergure ont été entrepris en 1968. Ils portent sur une cohorte de 1415 suédoises vivant à Göteborg, alors âgées de 38 à 60 ans. Les chercheurs ont suivi pendant 35 ans ces femmes, au moyen de trois questionnaires et d’examens médicaux.

Ces analyses ont pris en compte le stress ressenti par ces femmes, décrit comme l’anxiété, la nervosité, ainsi que les manifestations qui le traduisait, comme les troubles du sommeil, les désordres alimentaires, etc.

Eviter les périodes de stress prolongé pour se préserver d’Alzheimer

161 femmes ayant participé à l’étude ont développé la maladie d’Alzheimer ou des troubles apparentées. Les conclusions de cette étude permettent de dresser un ‘’portrait’’ des femmes susceptibles d’être davantage touchées par ces affection.

Il s’agit de personnes ayant connu des épisodes d'angoisse et d'anxiété pendant une durée supérieure à un mois. Elles ont en effet été plus nombreuses que les autres à sombrer dans la maladie d’Alzheimer au moment de la vieillesse.

Les individus sont exposés à un stress ayant de multiples origines : activité professionnelle, vie familiale troublée, soucis de santé, si bien qu’il est très difficile d’éviter toute source de stress. Simulant à petites doses, le stress devient rapidement néfaste s’il augmente, jusqu'à engendrer des affections graves, comme la maladie d’Alzheimer.

Un mécanisme hormonal favoriserait Alzheimer

En effet, l’organisme mis sous pression secrète davantage de cortisol et d’adrénaline, également appelés ‘’hormones du stress’’. Leur taux plus élevé que la normale engendre des conséquences physiologiques immédiates comme les maux de ventre, les malaises, mais aussi des problèmes ayant une incidence à plus long terme, comme les maladies cardiaques, la stérilité et Alzheimer.

Il faut préciser que ces travaux étayent les résultats obtenus parallèlement sur des animaux. Par ailleurs, si le mécanisme physiologique précis reste à confirmer au moyen de travaux complémentaires, des recherches avaient montré par le passé que l'activation des récepteurs de l'adrénaline pouvait entraîner la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau, caractéristiques de la maladie d'Alzheimer.

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