
La dépendance psychique, physique et sociale causée par la maladie d'Alzheimer nécessite des réponses spécifiques. Il faut donc, pour prendre en charge le malade, un personnel professionnel expérimenté et formé à gérer les différents symptômes dont peuvent souffrir les résidents : déambulation, désorientation, agitation, troubles de la mémoire, du langage, du jugement, etc.
Une prise en charge individualisée du malade d'Alzheimer
La prise en charge doit être adaptée à l'état de chaque malade. Celle-ci comporte plusieurs volets : stimulation cognitive, stimulation sensorielle, soins corporels, efforts de communication, stimulation motrice, thérapie par le travail manuel, la musique ou les arts, etc. Lorsque la prise en charge est suffisamment adaptée aux besoins des malades, l'amélioration de leurs troubles psychologiques et comportementaux peut s'avérer remarquable.
La prise en charge des troubles du comportement
Les principaux troubles du comportement qu'il faut prendre en charge sont : la déambulation, la désorientation, les tentatives de fugue et les difficultés à communiquer. Le déficit de communication nécessite en particulier une surveillance et un dépistage précoce des affectations parallèles dont peuvent souffrir les résidents. De plus, l'équipe médicale, médecin gériatre, infirmières et aides soignantes, veillent également à mettre en place des repères rassurants pour les résidents et à diminuer leur anxiété en créant un environnement adéquat. Les malades peuvent ainsi par exemple, déambuler sans risque ni gène pour autrui.
La prévention de l’errance
Plus de la moitié des malades d'Alzheimer sont sujets au phénomène des fugues. Les malades d'Alzheimer perdent la mémoire immédiate, tandis que la mémoire des faits anciens est bien mieux conservée. Ils peuvent ainsi se sentir étrangers dans leur environnement actuel et chercher à rejoindre la maison ou le quartier de leur enfance. Le fugueur est un malade qui déambule fréquemment et qui souffre de désorientation dans l'espace. Il cherche à assouvir un besoin d'errer « ailleurs » ou de suivre une personne qui part. Les maisons de retraite spécialisées dans l'accueil des malades d'Alzheimer veillent à aménager un espace de déambulation sécurisé afin de réduire ces tentatives de fugue. Les résidents ont la possibilité de déambuler et d'aller et venir en liberté dans le plus large des périmètres possibles. Ils sont ainsi moins anxieux, moins agressifs et les risques de fugues s'en trouvent largement diminués. De plus, les lieux de vie sont sécurisés, par exemple par des portails ou des sas avec code. Enfin le personnel veille à exercer une surveillance constante.
Un espace conçu pour le bien-être des résidents
L’organisation des lieux de vie doit permettre d'éviter les fugues et les accidents tout en assurant un maximum de confort pour le résident. Une attention toute particulière doit être portée aux couleurs qui doivent favoriser le calme et l'orientation des résidents, à la luminosité qui doit être suffisante, ainsi qu’à l'acoustique, afin d’entretenir la sérénité des lieux. Il existe parfois un jardin thérapeutique sécurisé, ainsi qu'une rampe de déambulation.