« Témoignage » - Comment trouver une place en accueil de jour ?

Michelle C. a 72 ans. Son mari, Henri, 74 ans, est malade d’Alzheimer déclaré depuis trois ans. Ils ont deux enfants mariés, dont l’un vit a plusieurs centaines de kilomètres. La fille de Martine et d’Henri, elle même mère de deux jeunes enfants n’a guère le temps de soulager sa mère dans la prise en charge d’Henri. Depuis que ce dernier est malade, Michelle ne ménage pas sa peine pour lui venir en aide. 

Un aidant surmené
« Au début », raconte Michelle, « j’ai tout voulu faire toute seule. Je ne voulais pas laisser mon mari un instant. Je prenais sur mes épaules tout le poids du monde. » Au bout de quelques mois, Michelle commence à se sentir fatiguée, sa santé se détériore peu à peu. « En décembre dernier, j’ai été alitée une semaine sans pouvoir m’occuper d’Henri. Heureusement, ma fille était en congé à cette période et par chance, elle a pu me remplacer. Je ne sais pas comment j’aurais fait sinon. »

La difficile recherche d’une place en accueil de jour

Pour éviter l’épuisement, Michelle comprend qu’elle doit se ménager des temps de répit. Elle s’adresse à un centre d’accueil de jour à proximité de chez elle. Malheureusement, le centre est débordé. On ne lui propose un rendez-vous pour un bilan thérapeutique que dans trois mois, sans lui promettre de place avant quatre mois. Pourtant Michelle ne se voit pas attendre autant de temps sans relais pour souffler.

Trouver une place grâce à l’aide d’Alzheimer
Conseil C’est alors que Michelle contacte l’équipe d’Alzheimer Conseil et est mise en relation avec un conseiller personnalisé. Après un bilan de la prise en charge spécifique dont son mari a besoin, notre conseiller suggère à Michelle une adresse de centre d’accueil thérapeutique de jour. Avec notre aide, son mari est accueilli deux jours par semaine.

Organiser le répit de l’aidant grâce à l’accueil de jour

Après quelques semaines, Michelle constate un réel mieux-être. Durant ces deux journées libres, elle peut se reposer, prendre le temps de lire, faire les courses tranquillement, ou un peu de ménage. Malgré la difficulté et le sentiment d’abandon, elle concède que ces journées d’accueil font beaucoup de bien à son mari. Elle envisage même de demander à bénéficier d’une troisième journée hebdomadaire !

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